• Vol. 7 nº 1, avril 2020

    L’enquête menée auprès de personnalités du monde culturel et artistique apparaît en France au début des années 1890. Publiée dans les journaux et les revues, elle est diligentée par un journaliste qui questionne successivement plusieurs personnes sur un même sujet et publie leurs réponses au sein d’un ou plusieurs articles. D’abord menée auprès des hommes de lettres, l’enquête constitue un avatar de la fameuse « visite au grand écrivain » (Carbonnel 2004a). Elle adopte ainsi la forme d’un entretien retranscrit – que nous pouvons appeler enquête entretien – mais peut aussi se présenter sous la forme d’un questionnaire écrit auquel les enquêtés répondent par lettre – forme que nous pouvons qualifier d’enquête épistolaire. L’enquête constitue dans les deux cas un sous-genre de l’interview qui est elle-même une déclinaison du reportage.

  • Vol. 7 nº 1, avril 2020

    Dans le contexte de radicalisation de la guerre froide et d’implication politique des intellectuels européens, deux organisations tentent de rivaliser d’influences : d’une part, le Conseil mondial de la paix, d’obédience communiste, dont la première manifestation fut le Congrès mondial des intellectuels pour la paix de Wrocław, et d’autre part, le Congrès pour la liberté de la culture. Sur le plan musical, une émanation de la première tendance est le second Congrès international des compositeurs et des critiques musicaux qui se tient à Prague en mai 1948 et qui rédige ce que l’on a appelé le Manifeste de Prague définissant les principes d’un « réalisme socialiste musical » ; Serge Nigg et Louis Saguer, du groupe des « Musiciens progressistes » (avec Roger Désormière, Louis Durey et Elsa Baraine) sont d’ailleurs signataires de ce Manifeste.

  • Vol. 4 nº 1, mai 2017

    La journée d’étude L’orientalisme musical en France, de Berlioz aux Ballets russes, organisée le 19 février 2016 par l’Équipe « Musique en France aux XIXe et XXe siècles. Discours et idéologies » (ÉMF) de l’Observatoire interdisciplinaire de création et de recherche en musique (OICRM), avait pour but d’approfondir les connaissances de la « culture musicale française à partir de la thématique de l’Orient », un sujet qui malgré sa grande spécificité permet une pluralité d’objets d’études et d’approches.

  • Vol. 3 nº 1, février 2016

    Explorer les liens entre les discours théoriques, esthétiques et philosophiques sur la critique musicale et la pratique même de cette critique en France et au Québec à la fin du XIXe siècle et la première moitié du XXe siècle, tel était l’objectif de la journée d’étude La critique musicale. De la théorie à la pratique présentée et organisée par l’Équipe « Musique en France aux XIXe et XXe siècles. Discours et idéologies » (ÉMF) de l’Observatoire interdisciplinaire de création et de recherche en musique (OICRM) le 13 mars 2015 à la Faculté de musique de l’Université de Montréal. La musicologie contemporaine, notamment dans le milieu francophone, connaît un engouement pour les travaux qui s’intéressent à la presse et à la critique musicale ainsi qu’aux écrits d’artistes. Cette tendance se voit confirmée par les nombreux projets de recherche en cours et les multiples publications récentes qui portent sur le sujet.


  • ISSN : 2368-7061
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