• Vol. 7 nº 2, octobre 2020

    Lieu dévolu principalement à la formation des interprètes, le Conservatoire de Paris (CNSMDP) s’est engagé récemment dans l’enseignement de la médiation aux musicologues et aux musicien·ne·s se destinant à la pédagogie, ouvrant ainsi les cursus à des disciplines moins exclusivement musicales, tournées notamment vers la sociologie et l’étude des publics. Afin de comprendre en quoi ce choix est révélateur à la fois de l’évolution de la musicologie et de ses pratiques, et des résistances de l’institution à une médiation musicale qui s’imposerait aux interprètes et aux compositeurs, nous reviendrons sur l’histoire du Conservatoire et de ses missions afin d’y observer l’apparition de la médiation et d’en étudier les développements.

  • Vol. 7 nº 2, octobre 2020

    Titre curieux, si ce n’est oxymorique, pour le lecteur encore non avisé du contenu de l’ouvrage, c’est à démontrer l’évidence de cette association jugée incongrue que s’attache Jacques Rancière. Professeur émérite de philosophie à l’Université Paris 8, il fréquente l’École normale supérieure de Paris où Louis Althusser est un de ses enseignants. Ils écrivent Lire le capital, puis Rancière se démarque de son professeur avec La leçon d’Althusser. Il publie sa thèse, La nuit des prolétaires, en 1981, alors qu’il participe activement à la revue Les révoltes logiques. Ses recherches sur l’émancipation ouvrière le mènent à la découverte de penseurs du peuple, méconnus ou oubliés, comme Joseph Jacotot, à qui l’on doit cette étrange formule du « maître ignorant » et dont les réflexions sont à l’origine du livre qui nous intéresse ici.


  • ISSN : 2368-7061
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