Appel à contributions – « Miranda » – 1er octobre 2025

Appel à contributions de la revue Miranda.

« Le  numéro “Old and new ideas : résonances de Leonard Cohen” (printemps 2027) aura pour objectif de mieux cerner la place de la création poétique et musicale de Leonard Cohen au sein de la modernité, ainsi que la tension entre littérarité affirmée et popularité qui interroge tout à la fois la fabrique du texte et de la musique et leur réception. Malgré sa dimension d’artiste maudit et sa proximité avec des avant-gardes plutôt confidentielles, Cohen est parvenu assez vite au statut de chanteur populaire à l’échelle de la planète. Cette renommée mondiale n’est selon nous pas réductible à quelques “tubes” inspirés et bien diffusés, mais démontre une capacité à articuler de façon singulière une poétique audacieuse et une musicalité puissante, les mOld and new ideas : résonances de Leonard Cohen (revue Miranda, printemps 2027)ultiples dimensions de la chanson ayant toujours été indissociables dans une pratique artistique qui est porteuse de divers héritages, parfois très anciens, et qui s’abreuve à divers langages. Enfin, outre les domaines du verbal et du sonore, on notera la prédilection de Cohen pour le champ pictural dans lequel il s’est également illustré en contrepoint des dimensions plus connues de son œuvre.

Même si l’écriture précède le travail musical dans la carrière de Cohen (il a écrit certains poèmes publiés alors qu’il avait entre quinze et vingt ans, et son premier recueil, Let Us Compare Mythologies, paraît en 1956), son activité poétique possède d’emblée une inflexion musicale. Dans Selected Poems 1956–1968 (1968), le mot “chanson” apparaît dans le titre de cinq pièces cependant que deux sont intitulées “Ballade”. L’importance des caractères lyrique, rythmique ou harmonique de la poésie n’est évidemment pas spécifique à Cohen. En revanche, sa conversion systématique de poèmes en paroles de chanson est plus singulière. De même, sitôt qu’il adopte le statut d’artiste-interprète lors des grandes tournées (de 1966 jusqu’aux années 1970), il se met régulièrement à lire ses poèmes en concert.

On attend des contributions proposées qu’elles illustrent la situation paradoxale de Leonard Cohen et de son œuvre, habitée de tensions, de contrastes, de mises à distance, et sa façon unique de traverser les frontières linguistiques, génériques et culturelles. On pourra ainsi tenter d’éclairer l’inscription de l’artiste dans son époque ainsi que les multiples influences qui habitent son œuvre. De même pourra-t-on envisager les adaptations et les réinterprétations dont ses chansons ont toujours fait l’objet, dans le monde francophone ou dans d’autres sphères géographiques et linguistiques, ce qui pourra appeler, entre autres, des considérations d’ordre traductologique. À l’examen de l’ensemble de ce qui constitue cette « seconde main » sonore et verbale pourra s’ajouter la prise en compte de l’iconographie massive suscitée par Cohen et son œuvre. »

Date limite de soumission : 1er octobre 2025.

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ISSN : 2368-7061
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