Appel de conférences – « Musicologies uchroniques » – 1er mai 2026

Appel de conférences pour la journée d’études « Musicologies uchroniques », Université Grenoble Alpes, 9 octobre 2026. 

« Que serait-il passé si Jean-Baptiste Lully n’était pas venu en France ? Si Clara Wieck n’avait pas épousé Robert Schumann ? Si Jean-Jacques Rousseau avait étudié avec Jean-Philippe Rameau ? Si Guido Adler avait été français ? Si Wagner n’avait pas été antisémite ? Si Arnold Schoenberg n’avait pas tourné le dos à la tonalité ? Si Lili Boulanger avait vécu aussi longtemps que sa sœur Nadia ? Si John Williams avait écrit la musique de Star Wars pour quatuor à cordes ? Si Mylène Farmer avait été chanteuse dans un groupe de metal symphonique ?
Et d’ailleurs, si les Beatles n’étaient pas nés ? Pierre Bayard, en explorant cette hypothèse, imagine un monde musical où les Kinks se seraient imposés comme le groupe le plus important de la musique anglaise des années 1960, soulignant combien les notions d’univers parallèle, de bifurcation, d’éclipse amenées par son uchronie peuvent enrichir l’histoire de la musique. Si la fécondité heuristique de l’uchronie pour le domaine historique n’est plus à démontrer, la musicologie s’est peu saisie de ce mode de connaissance du réel par le biais de l’imagination, sinon sur un mode ludique (pensons aux créations radiophoniques Uchronies musicales de Laurent Vilarem). Pourtant, l’ouvrage de Bayard et son bref essai sur les Beatles illustrent le potentiel de l’uchronie pour l’histoire de la littérature, de l’art, et de la musique. Convaincus que la méthode contrefactuelle peut enrichir la « boîte à outils » des musicologues, et souhaitant prolonger cette exploration dans le domaine musical, nous organisons deux journées d’études, à Grenoble (9/10/2026) et Tours (printemps 2027), qui permettront de creuser les potentialités de l’uchronie pour la musicologie ».

Date limite de soumission : 1er mai 2026.

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ISSN : 2368-7061
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