• Vol. 1 nº 1, novembre 2012

    Pour les jeunes interprètes évoluant dans le domaine de la musique classique, le passage de l’état d’apprenti à celui de professionnel se réclame plus de cheminements singuliers et individualisés que de trajectoires balisées et normées. On peut identifier deux principales raisons à cette situation. D’une part, les filières d’accès au milieu musical professionnel qui, régies par les principes d’incertitude et de concurrence, se caractérisent par leur manque de formalité et leur autorégulation par la profession. D’autre part, l’insuffisance du rôle joué par les institutions supérieures d’enseignement musical dans l’insertion professionnelle des jeunes interprètes, comparativement à celui que peuvent jouer, par exemple, les écoles d’ingénieurs ou celles des professions médicales pour leurs futurs candidats à la profession.