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Vol. 13 nº 1, juin 2026
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Cet entretien avec Honjō Hidetarō, maître de shamisen, retrace son parcours du nagauta et du min’yō à la création du risogaku en 1971. Il insiste sur la richesse régionale des musiques folkloriques, par opposition aux genres urbains, et sur son désir d’en préserver l’individualité. Honjō met en avant des notions clés de la musique japonaise – neiro (couleur sonore), ma (silence/intervalle) et iki (souffle) – qu’il rapproche des recherches de la musique contemporaine occidentale. Pour lui, la spécificité japonaise repose sur l’hétérophonie et la ligne mélodique plutôt que sur l’harmonie. Il met en garde contre un usage exotisant des instruments traditionnels et affirme qu’un syncrétisme entre tradition et modernité est possible, à condition de rester fidèle aux spécificités sonores et gestuelles de la musique japonaise.
ISSN : 2368-7061
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