L’entreprise musicologique et sémiologique de
Jean-Jacques Nattiez. La quête de l’unité de la musique
François de Médicis
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Résumé
Cet article propose un survol de la monumentale production scientifique de Jean-Jacques Nattiez, musicologue et pionnier de la sémiologie, afin de dégager les grands axes de recherche qui l’ont guidé et d’offrir quelques clés pour comprendre les fondements de sa démarche. De plus, le texte rend compte de la diversité des formes que prend l’engagement de ce chercheur dans le milieu musical et culturel par-delà ses publications.
Mots clés : Canada, épistémologie, opéra, sémiologie, tripartition.
Abstract
This article offers an overview of the monumental scholarly output of Jean-Jacques Nattiez, musicologist and pioneer of semiology, in order to identify the major research themes and concepts that have guided his work and to provide key insights into the foundations of his approach. In addition, the text highlights the diverse ways in which this scholar has been engaged in the musical and cultural spheres beyond his publications.
Keywords: Canada, epistemology, opera, semiotics, tripartition.
Chercheur émérite de la Faculté de musique de l’Université de Montréal, Jean-Jacques Nattiez (né en 1945) est aujourd’hui reconnu comme l’une des figures les plus éminentes de la musicologie contemporaine et comme l’un des pionniers de la sémiologie musicale1Une version préliminaire de cet article a paru sous le titre « Jean-Jacques Nattiez : La quête de l’unité de la musique » dans ACFAS (dir.), Faire connaissance : 100 ans de sciences en français, Montréal, Éditions Cardinal, p. 198-201. Je remercie l’éditeur d’autoriser cette nouvelle publication.. Auteur d’une production scientifique gargantuesque, il serait présomptueux, voire utopique, de prétendre en résumer fidèlement la contribution et la portée dans le cadre d’un article aussi bref. Mon objectif se limite donc à survoler l’activité musicologique de ce penseur afin de dégager les grands axes de recherche qui l’ont guidé et d’offrir quelques clés pour comprendre les fondements de sa démarche, tout en rendant compte de la diversité des formes que prend son engagement dans le milieu musical et culturel au-delà de sa production scientifique.
La carrière de chercheur de Jean-Jacques Nattiez s’est développée sous l’effet conjoint de ses aspirations personnelles et du contexte social et historique dans lequel il a grandi. L’année 1967 constitue un repère commode pour situer l’origine de son entreprise intellectuelle : au moment de choisir un programme universitaire, il est sensible au marxisme ambiant, se passionne pour l’esthétique musicale et s’interroge sur la nature signifiante de la musique. Il décide alors de s’inscrire en lettres et en linguistique, voie qui lui semble la plus apte à répondre à ses préoccupations. Ce choix le conduit tout naturellement vers la sémiologie musicale (Nattiez 1999, p. 25). Il rédige dans ce contexte son mémoire de maîtrise significativement titré et sous-titré Introduction à une sémiologie de la musique. Peut-on construire une théorie marxiste de la musique ? Il délaissera cette conjonction du politique et de la musicologie après avoir été témoin de l’invasion de la Tchécoslovaquie par les troupes du pacte de Varsovie que Castro avait approuvée (Nattiez 1998), position qu’il dénonce dans Les Temps modernes, la revue de Jean-Paul Sartre (Nattiez 1968).
La sémiologie, en pleine émergence à l’époque, appréhende la musique comme une forme d’expression symbolique partagée par les êtres humains : à travers son histoire et ses multiples cultures, l’humanité a développé une grande diversité de pratiques musicales originales. La richesse de cette variété semble toutefois condamner d’emblée toute tentative scientifique d’unification : qu’est-ce qui peut relier la musique de tradition orale des cultures extra-occidentales, les musiques de variété, la musique écrite, la musique improvisée ou encore celle produite directement à l’ordinateur ? Animé par l’ambition de proposer une théorie sémiologique capable d’embrasser l’ensemble de ces manifestations et de les ramener à un socle commun, Nattiez consacre ses recherches à l’exploration de ces grandes familles de pratiques musicales. En témoignent ses études portant sur des compositeurs d’époques différentes, Richard Wagner (Nattiez 1983 ; 1990 ; 2004 ; 2013 ; 2015 ; 2018) ; Pierre Boulez (Boulez 1985 ; 1989 ; 1995 ; 2005a ; 2005b ; Boulez et Cage 1990 ; Goldman, Nattiez et Nicolas 2010 ; Nattiez 1983 ; 1986 ; 1987 ; 1988 ; 1991 ; 2003 ; 2009 ; 2010) ; sur la musique électroacoustique (Thomas, Mion et Nattiez 1982 ; Nattiez 2004b), ainsi que sur diverses traditions musicales, notamment les chants de gorge des Inuit (Nattiez 2022).
Les travaux de Jean-Jacques Nattiez accordent une place centrale à la tripartition, un outil méthodologique emprunté au philosophe et épistémologue des sciences humaines Jean Molino (1931-2024). D’après ce modèle, toute œuvre musicale met en jeu trois niveaux : le niveau poïétique, qui recouvre le processus de composition de l’œuvre ; le niveau immanent, qui coïncide avec la partition pour les musiques de tradition écrite ; et le niveau esthésique, qui correspond à l’expérience de la musique par l’auditoire, une fois que la partition est jouée par des interprètes (Nattiez 1987, p. 35-38). Ce modèle inédit pourfend certains mythes entourant la musique. Si l’auditoire, en proie à l’émoi de l’expérience sonore, peut avoir l’impression d’entrer en communion intime avec l’esprit du compositeur ou de la compositrice, c’est pure illusion. Personne n’a accès directement aux intentions créatrices. Mais l’analyse sémiologique permet de les reconstituer partiellement à partir de l’examen critique des traces symboliques laissées dans la partition et d’autres informations contextuelles (lettres, témoignages), et il importe donc de reconnaître la spécificité de chaque niveau. S’ils ne laissent pas leurs eaux mêler librement leurs trois cours, aucun de ces niveaux n’est hermétiquement clos sur lui-même. L’entreprise sémiologique s’attache donc à explorer les liens qui relient ces différents niveaux.
La tripartition offre ainsi un canevas pratique pour classer les différents travaux musicologiques. Dans l’histoire de la musicologie, un nombre considérable d’études a exploré les modalités d’échange entre deux niveaux, mais aucun·e chercheur·euse avant Nattiez n’avait tenté, pour une œuvre donnée, de cerner minutieusement l’interaction des trois niveaux. Le chercheur décrit cette méthode de manière plus détaillée dans Fondements d’une sémiologie de la musique (Nattiez 1976) et Musicologie générale et sémiologie (Nattiez 1987), et il examine l’interaction des niveaux esthésique, poïétique et immanent dans son important Analyses et interprétations de la musique : La mélodie du berger dans le Tristan et Isolde de Richard Wagner (Nattiez 2013). Par-delà la tripartition, la puissante synthèse qu’opère Nattiez au creuset de ses réflexions s’alimente de travaux de disciplines très diverses. Ainsi, il se tourne vers l’historiographie pour y emprunter le concept d’intrigue (Veyne 1971), vers la sociologie pour l’individualisme méthodologique (Weber 1922), vers la linguistique et la sémiologie pour l’analyse paradigmatique (Ruwet 1972), vers la psycho-acoustique musicale pour les tests d’analyse de l’esthésique (Imberty 1979). Ce riche arsenal méthodologique aux origines disciplinaires variées est mis en œuvre dans les diverses sous-disciplines de sa propre entreprise (telles que l’historiographie musicale et l’analyse musicale), champs qu’il coordonne ensuite au sein d’une vaste théorie unifiée et cohérente.
La sémiologie est particulièrement utile pour explorer les délicats enjeux épistémologiques posés par la mise en relation de systèmes symboliques de natures différentes. Sur ce plan, Jean-Jacques Nattiez s’est particulièrement intéressé aux rapports de l’art des sons avec la littérature et les mythes. En témoignent Proust musicien (Nattiez 1984) qui vient de connaître une troisième édition aux Presses de l’Université de Montréal ; Lévi-Strauss musicien (Nattiez 2008) ; et les articles réunis dans La musique, les images et les mots (Nattiez 2010b), ouvrage où les rapports entre musique et peinture sont également abordés. Il est l’auteur d’un livre qui met en relation de courts textes sur des œuvres musicales avec des peintures ou des encres de son épouse, l’artiste Rita Ezrati (Nattiez 2017). Sa collaboration avec son frère Renaud Nattiez, éminent spécialiste de Tintin, a donné lieu à Hergé musicien ?, une exploration des rapports entre musique et bande dessinée (Nattiez et Nattiez 2025). Dans ces conditions, l’opéra – l’art total qui réunit lettres, musique et mise en scène –, devait fatalement solliciter son intérêt. Grand amateur d’art lyrique (à seize ans, il s’était fait embaucher comme machiniste au festival de Bayreuth), il l’a abordé sous plusieurs angles. Cela lui a inspiré un roman, Opera (Nattiez 1997), et il a rendu compte de nombreuses productions opératiques dans les pages du Devoir, de même que dans la revue L’Opéra (éditée par Daniel Turp). Dans Fidélité et infidélité dans les mises en scène d’opéra (Nattiez 2019), il propose une réflexion épistémologique sur les réalisations scéniques d’opéras.
Parallèlement au foisonnement de ses travaux universitaires, Jean-Jacques Nattiez a participé activement à l’animation de la vie culturelle et intellectuelle, soucieux de promouvoir la musique québécoise et canadienne récente et la musicologie de langue française. Il participe en 1980 à la fondation de la Revue de musique des universités canadiennes dont il a été le premier rédacteur en chef francophone. Avec la cheffe d’orchestre Lorraine Vaillancourt, il fonde en 1989 et dirige pendant plusieurs années la revue Circuit, un périodique consacré à la musique contemporaine au Québec et ailleurs dans le monde. Conjointement avec le compositeur et chef d’orchestre français Pierre Boulez et à son invitation, il dirige la collection de livres « Musique/Passé/Présent » accueillie par l’éditeur Christian Bourgois, où il publie des traductions d’ouvrages marquants sur l’esthétique musicale de penseurs tels Eduard Hanslick et Roman Ingarden (Hanslick 1986 ; Ingarden 1989), ainsi que des livres fondamentaux sur la pensée musicale du XXe siècle (Reich 1981 ; Kagel 1983 ; Varèse 1983 ; Berg 1985 ; Jouve et Fano 1985 ; Machover 1985 ; Deliège 1986 ; Ouellette 1989 ; Barrière 1991 ; Dufourt 1991 ; Nono 1993 ; Boivin 1995). Son désir d’aborder la musique dans la pluralité de ses manifestations tout en sondant son unité conduit Nattiez à diriger une Enciclopedia della musica (2001-2005) en cinq volumes pour Einaudi (l’éditeur italien de Proust et de Thomas Mann), traduite en français chez Actes Sud sous le titre Musiques. Une encyclopédie pour le XXIe siècle (2003-2007).
S’il existe une clé de voûte dans les travaux de Nattiez, elle réside dans sa perspective épistémologique. Chez lui, la rigueur de la recherche passe par un devoir d’explicitation des critères de décision. En répondant ainsi au principe de falsification de Karl Popper (Popper 19352C’est-à-dire avoir la possibilité pour des tiers de mener indépendamment des tests permettant de valider ou invalider les hypothèses de départ, et ainsi, de confirmer ou réfuter une théorie.), il évite aux sciences humaines de sombrer dans le relativisme en leur garantissant les possibilités de la vérification, de la critique et du dépassement. En un mot, Jean-Jacques Nattiez ne rougit pas de se réclamer du concept de vérité.
Bibliographie3Consulter la bibliographie complète de l’œuvre de Jean-Jacques Nattiez dans le présent numéro pour les différentes versions et traductions publiées.
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Boulez, Pierre (1995), Points de repère. I – Imaginer, nouvelle édition entièrement refondue, textes réunis par Jean-Jacques Nattiez et Sophie Galaise, Paris, Christian Bourgois éditeur.
Boulez, Pierre (2005a), Regards sur autrui (Points de repère, II), textes réunis et présentés par Jean-Jacques Nattiez et Sophie Galaise, Paris, Christian Bourgois éditeur.
Boulez, Pierre (2005b), Leçons de musique (Points de repère, III), textes réunis et établis par Jean-Jacques Nattiez, présentations de Jean-Jacques Nattiez et Jonathan Goldman, préface posthume de Michel Foucault, Paris, Christian Bourgois éditeur.
Boulez, Pierre et John Cage (1990), Correspondance et documents, réunis, présentés et annotés par Jean-Jacques Nattiez, Winterthur, Amadeus Verlag.
Deliège, Célestin (1986), Invention musicale et idéologies, Paris, Christian Bourgois éditeur.
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Nattiez, Jean-Jacques (2015), Wagner antisémite. Un problème historique, sémiologique et esthétique, Paris, Christian Bourgois éditeur.
Nattiez, Jean-Jacques (2017), Peindre, écouter, écrire, en collaborationa vec Rita Ezrati, Sampzon, Éditions Delatour France.
Nattiez, Jean-Jacques (2018), Les récits cachés de Richard Wagner. Art poétique, rêve et sexualité du Vaisseau fantôme à Parsifal, Montréal, Presses de l’Université de Montréal.
Nattiez, Jean-Jacques (2019), Fidélité et infidélité dans les mises en scène d’opéra, « Musicologies », Paris, Vrin.
Nattiez, Jean-Jacques (2022), La musique qui vient du froid. Arts, chants et danses des Inuit, Montréal, Presses de l’Université de Montréal.
Nattiez, Jean-Jacques et Renaud Nattiez (2025), Hergé musicien ?, Montréal, Presses de l’Université de Montréal.
Nono, Luigi (1993), Écrits, édition de Laurent Feneyrou, Paris, Christian Bourgois éditeur.
Ouellette, Fernand (1989), Edgard Varèse, réédition augmentée avec une bibliographie de Louise Hirbour, Paris, Christian Bourgois éditeur.
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Reich, Steve (1981), Écrits et entretiens sur la musique, édition de Bérénice Reynaud, Paris, Christian Bourgois éditeur.
Thomas, Jean-Christophe, Philippe Mion et Jean-Jacques Nattiez (1982), L’envers d’une œuvre. De Natura Sonorum de Bernard Parmegiani, Paris, INA-GRM/Buchet-Chastel.
Varèse, Edgar (1983), Écrits, édition de Louise Hirbour, Paris, Christian Bourgois éditeur.
Weber, Max (1922), Wirtschaft und Gesellschaft. Grundriß der verstehenden Soziologie, Tübingen, Mohr.
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Citation
- Référence papier (pdf)
François de Médicis, « L’entreprise musicologique et sémiologique de Jean-Jacques Nattiez. La quête de l’unité de la musique », Revue musicale OICRM, numéro hors série, 2026, p. 17-23.
- Référence électronique
François de Médicis, « L’entreprise musicologique et sémiologique de Jean-Jacques Nattiez. La quête de l’unité de la musique », Revue musicale OICRM, numéro hors série, 2026, mis en ligne le 13 mars 2026, https://revuemusicaleoicrm.org/rmo-hors-série/entreprise-musicologique-et-semiologique-de-nattiez/, consulté le…
Auteur
François de Médicis, Université de Montréal
François de Médicis est vice-doyen associé à la recherche et professeur titulaire en musicologie à la Faculté de musique de l’Université de Montréal. Il est l’auteur de la monographie La maturation artistique de Debussy dans son contexte historique (1884-1902) (2020). Avec Fabien Guilloux, il a réalisé l’édition critique des Sonates pour violon et piano de Camille Saint-Saëns (2021). Il a codirigé trois ouvrages collectifs : avec Catrina Flint Chamber Music in Europe (2024) ; avec Steven Huebner, Debussy’s Resonance (2018) ; avec Sylvain Caron et Michel Duchesneau, Musique et modernité en France (2006). Il en prépare deux autres, un sur Stravinsky (Rochester University Press) et l’autre sur Fauré (Brepols). Ses articles ont paru dans les pages d’Acta Musicologica, Music & Letters, Saggiatore musicale, STM-Online, Canadian University Music Review, l’Enciclopedia della musica (Einaudi), et dans des collectifs publiés par Actes Sud, Dohr, Fayard, la Sorbonne, University of Rochester Press, Vrin, Symétrie, etc.
Notes
| ↵1 | Une version préliminaire de cet article a paru sous le titre « Jean-Jacques Nattiez : La quête de l’unité de la musique » dans ACFAS (dir.), Faire connaissance : 100 ans de sciences en français, Montréal, Éditions Cardinal, p. 198-201. Je remercie l’éditeur d’autoriser cette nouvelle publication. |
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| ↵2 | C’est-à-dire avoir la possibilité pour des tiers de mener indépendamment des tests permettant de valider ou invalider les hypothèses de départ, et ainsi, de confirmer ou réfuter une théorie. |
| ↵3 | Consulter la bibliographie complète de l’œuvre de Jean-Jacques Nattiez dans le présent numéro pour les différentes versions et traductions publiées. |
