• Vol. 2 nº 2, mai 2015

    Ainsi, « l’exploitation commerciale par l’industrie musicale mondialisée de formes musicales exotisées » s’articulerait autour d’un réseau international de distribution, de promotion et de consommation de world music faisant intervenir un grand nombre d’acteurs, spécialisés ou non. Entre ceux directement impliqués dans la réalisation en studio d’un album (producteurs, musiciens, ingénieurs du son…) et les consommateurs visés, se dresse un large panorama allant des critiques de disque (dans des revues numérisées ou sur papier, comme par exemple Afropop Worldwide ou Folk Roots), à des organisateurs de festivals ou de salons (tels que le WOMEX ou le festival Africolor en région parisienne), en passant par des imprésarios et distributeurs. Il va sans dire que le succès commercial de telle ou telle production musicale destinée au marché de la world music dépend grandement – mise à part sa qualité de réalisation – de la connivence de tous ces acteurs, tout comme de l’efficacité du calendrier promotionnel adopté.
    Comment est organisé ce marché de la world music, et quels sont les différents types de labels qui se revendiqueraient de cette appellation, depuis son adoption – par l’industrie discographique à la fin des années 1980 ?