• Vol. 5 nº 2, novembre 2018

    Déferlement vertigineux d’images et de sons, les scènes de poursuite constituent des points culminants de la narrativité filmique au sein desquels la réponse sensorielle du spectateur atteint son paroxysme. Depuis l’avènement de l’ère numérique et notamment de l’esthétique sonore prônée par le studio Remote Control sous la direction de Hans Zimmer, la musique de film hollywoodienne se montre sous des aspects variés et novateurs, proposant une mutation de l’écriture orchestrale du néoclassicisme, et intégrant de nouvelles ressources soniques destinées à intensifier l’expérience sensible du film. Les principales caractéristiques de cette esthétique sonore ont un écho particulier dans le cadre de la poursuite où elles sont mis en exergue, concentrées en une période restreinte, et offrent des moyens pertinents pour répondre aux contraintes inhérentes à ce type de scène.

  • Vol. 5 nº 2, novembre 2018

    Hans Zimmer is almost certainly the most important composer working today in Hollywood, particularly in his ability to drive prevailing trends in style; in a 2007 interview, Zimmer recounted a conversation with Harry Gregson-Williams: “Harry said to me, ‘Do you know, in the summer, if you look at the box office, four out of the top five films were done by people from here?’” (Hurwitz 2007). For better or for worse, this outsized influence has remained constant over the intervening decade, and the sustained success of composers writing from Zimmer’s studio in Santa Monica – Remote Control Productions – demonstrates his dominance in the industry. This dominance has not come without controversy, however.