• Vol. 5 nº 1, février 2018

    Le pianiste fou que ses mains entraînent au pire est un thème familier du roman d’horreur : une histoire écrite par le français Maurice Renard, Les Mains d’Orlac, a même connu plusieurs adaptations à l’écran, et inspiré indirectement le mélodrame de Robert Florey bien nommé The Beast with Five Fingers (1946), qui tourne autour de l’assimilation main de pianiste (un des personnages est un virtuose paralysé de la main droite) et main d’étrangleur. Dans d’autres cas, il s’agit d’un compositeur fou commettant des crimes lors de ses crises d’identité, comme avec Hangover Square (1945), réalisé par John Brahm. Pour terminer, sans épuiser le lecteur, cette liste destinée à montrer que la vaguelette des années 40 ressemblait presque à une vague, n’oublions pas que le film d’Alfred Hitchcock, The Rope (1948), fait d’un des deux jeunes dandys étrangleurs (celui joué par Farley Granger) un pianiste, dont le plaisir est de jouer le Mouvement Perpétuel de Poulenc, caractérisé par sa fixité de tempo inquiétante.

  • Vol. 3 nº 2, mai 2016

    Le court-métrage documentaire The Lady in Number 6. Music Saved My Life (2013), réalisé par Malcolm Clarke, rend hommage à Alice Herz-Sommer (1903-2014), une pianiste juive d’origine tchèque qui a survécu à l’Holocauste. Âgée de 109 ans au moment du tournage en 2013, Herz-Sommer est alors la survivante la plus âgée de la Seconde Guerre mondiale.