• Vol. 6 nº 1, juillet 2019

    La recherche d’une pratique historiquement située des instruments à clavier puise traditionnellement à plusieurs sources : les partitions, les traités pour l’apprentissage de l’instrument, les descriptions de concerts d’époque, l’iconographie musicale, et bien sûr l’organologie. En effet, les gestes les plus appropriés pour manœuvrer au mieux un instrument donné, ici le clavicorde, sont au moins en partie induits par ses propriétés statiques et dynamiques.

  • Vol. 6 nº 1, juillet 2019

    L’étude dont nous présentons ici une partie des résultats a été réalisée en collaboration avec Pierre-André Valade (chef d’orchestre, directeur musical de l’ensemble Court-Circuit de 1991 à 2008) à l’occasion de la préparation d’un concert par ce dernier et, plus spécifiquement, de l’exécution des Quatre chants pour franchir le seuil (1998) de Gérard Grisey. Notre attention s’est portée sur les relations entre l’annotation de la partition par le chef d’orchestre et l’ensemble de l’activité de ce dernier depuis sa réappropriation individuelle de la partition jusqu’à sa direction de la répétition générale du concert.

  • Vol. 3 nº 2, mai 2016

    Le présent article se penche sur les défis qu’impliquent la restitution musicale et la performance du Verfügbar aux Enfers. La nature de cette œuvre pose un défi à la performance, entre autres parce qu’il n’existe pas à proprement parler de référent permettant de déterminer si la conception et l’interprétation coïncident avec ce qui a été imaginé au départ par les auteures. Ces dernières n’ayant pas prévu de mise en scène, plusieurs choix peuvent être effectués, modifiant ainsi la réception de l’œuvre. Pour répondre aux exigences de ce défi, une proposition de reconstruction d’un air du Verfügbar aux Enfers, parodie d’un duo extrait de l’opérette Ciboulette (1923) du compositeur Reynaldo Hahn (1874-1947), sera ici présentée.

  • Vol. 3 nº 2, mai 2016

    Le document Le Verfügbar aux Enfers appelle un programme de recherche incluant non seulement un volet proprement théorique qui croise des perspectives historiographique, littéraire, musicale et mémorielle, mais aussi un volet appliqué, qui se rapporte à la mise en musique et à l’interprétation chantée des différents numéros de cette opérette-revue. En effet, le manuscrit tient en quelque sorte lieu de « partition » d’une mémoire musicale dont notre équipe de recherche s’est employée d’abord à retracer toutes les sources, pour ensuite mieux en saisir les enjeux et en dégager les implications sur les plans artistique, mémoriel et social. Ainsi, afin de bien explorer la dimension d’oralité (Zumthor 2008) inhérente à ce document, un volet de performance s’est rapidement imposé.