• Vol. 4 nº 2, novembre 2017

    Pensée comme la première étape d’un projet de recherche international coordonné par Anaïs Fléchet, Martin Guerpin, Philippe Gumplowicz et Barbara Kelly, la journée d’études organisée le 10 décembre 2015 par le Centre d’Histoire Culturelle des Sociétés Contemporaines de l’Université Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, le laboratoire Synergies Langues Arts musique (SLAM) de l’Université d’Evry-Val d’Essonne et l’Institut de Recherche en Musicologie (CNRS, Université Paris-Sorbonne) a réuni historiens et musicologues autour des relations entre musique et nation en Europe et dans les Amériques pendant l’entre-deux-guerres. Dans sa communication liminaire, Anaïs Fléchet a tenu à rappeler toute la nouveauté de ce projet intitulé « Musique et nation dans l’entre-deux-guerres (Europe-Amériques) ». Délaissant tout à la fois l’étude du XIXe siècle et celle des régimes autoritaires, aujourd’hui bien connus, les organisateurs souhaitent questionner l’articulation du fait musical et de l’idée nationale dans les démocraties de l’entre-deux guerres, tant en Europe que sur le continent américain.

  • Vol. 3 nº 1, février 2016

    En ouverture d’un numéro de la Revue internationale de musique française consacré à l’exotisme musical, Danièle Pistone considère l’utilisation du jazz dans la musique savante française à partir de la fin des années 1910 comme l’émergence d’un nouvel exotisme musical : un exotisme américain (Pistone 1981). Près de 30 ans plus tard, Ralph P. Locke avance dans l’article « Exoticism » de l’encyclopédie Grove Music Online qu’« au début des années 1920, le jazz […] exerçait un charme exotique particulier sur les Européens » (Locke 2010). Quant à l’historien du jazz Gunther Schuller, il affirme en 1998 qu’« en Europe, tout particulièrement, les compositeurs, les autres artistes et les intellectuels devaient considérer le jazz comme un supplément à leur musique » (Schuller 1998, p. 289). Les trois références qui viennent d’être évoquées constituent l’ossature d’une tradition historiographique selon laquelle, dans les premières décennies du XXe siècle et plus particulièrement dans l’entre-deux-guerres, le recours au jazz dans la musique savante relèverait de l’exotisme musical.