• Vol. 2 nº 1, janvier 2014

    Dans ses nombreux écrits, Jean Cocteau n’a pas toujours eu la même opinion vis-à-vis de Claude Debussy entre 1911 et 1963. Certains aphorismes du manifeste intitulé Le Coq et l’Arlequin (1918) sont manifestement des attaques contre Debussy et son esthétique. Mais les textes qui ont suivi sont nettement plus nuancés, allant même jusqu’à l’expression contraire, tant par souci de réparation que par souhait de participer à la gloire posthume et unanime du compositeur.

  • Vol. 2 nº 1, janvier 2014

    Debussy a été le premier à composer et à publier des mélodies puisant dans les Chansons de Bilitis de Pierre Louÿs, mais il ne fut pas le seul. Composer sur ces textes après Debussy dans la France de la première moitié du XXe siècle comportait évidemment une confrontation directe avec le recueil du maître, paru en 1899 : hommage, influence, prise de distance ? Nous chercherons à le comprendre au cours des pages suivantes, où des mélodies de Charles Koechlin et Georges Dandelot seront analysées par rapport à celles de Debussy, à travers une comparaison du choix des textes, de la dramaturgie musicale et des matériaux musicaux utilisés. Le choix de nous limiter ici à l’analyse des Bilitis de Koechlin et Dandelot – parmi les dizaines de mélodies sur les textes de Louÿs composées en France dans les mêmes années – est dicté par la particularité du cas de Koechlin (son hommage à la Bilitis debussyste se trouve dans un autre recueil que ses Chansons de Bilitis) ainsi qu’à l’ampleur du recueil de Dandelot (quinze chansons, tandis qu’en général les autres compositeurs se limitent à deux ou trois).

  • Vol. 2 nº 1, janvier 2014

    Il est incontestable que l’œuvre de Claude Debussy a changé le cours de l’évolution musicale européenne et l’Italie n’a pas échappé à son influence. À la fin du XIXe siècle, l’œuvre de Debussy est pratiquement inconnue dans la péninsule. L’ouverture du pays aux autres cultures est alors encore très limitée et la grande majorité des compositeurs italiens reçoit son éducation musicale en Italie même plutôt que de s’exiler à l’étranger pour poursuivre sa formation. La musique nationale est fortement dominée par la musique opératique et les institutions musicales italiennes accusent un sérieux retard par rapport au reste de l’Europe en ce qui a trait à l’enseignement des musiques instrumentales. Seule une petite minorité de compositeurs italiens préfère poursuivre sa formation musicale à l’étranger, choisissant principalement l’Allemagne, comme c’est le cas, par exemple, pour Ferruccio Busoni, Franco Alfano, Carlo Perinello, Vincenzo Davico, Vincenzo Tommasini et Ottorino Respighi. Seuls Franco Alfano et Alfredo Casella poursuivront leur éducation musicale en France.

  • Vol. 2 nº 1, janvier 2014

    This study seeks to show that Claude Debussy continues to exert a presence in contemporary United States composition. It thus can be seen that Debussy already foresaw such a possibility when he wrote in 1908, “I am working on things that will be understood only by our grandchildren in the 20th children” (Forte 1992, p. 471). In the same year, he spoke in an interview of the potential in the u.s. for the embrace of modernist, multi-cultural hearing.

  • Vol. 2 nº 1, janvier 2014

    Claude Debussy’s Welte-Mignon piano rolls of 1912 reveal that (Debussy 1912), as a pianist, he firmly upheld late-Romantic performing traditions. His playing as heard in the rolls produced imaginative effects and characterizations that reflect the practices of his time. Much analysis has been done on these piano rolls with the aim of revealing his practices and for editorial purposes; as a reference point, the Durand-Costellat edition of Debussy’s complete piano works by Roy Howat (Debussy 1985-2002) contains valuable comparative insights between the score and the piano rolls. Richard Langham-Smith’s “Debussy on Performance. Sound and Unsound Ideals” (1999) and Charles Timbrell’s “Debussy in Performance” (2003) are among the various literature that deal with understanding the performing practices of Debussy and his contemporaries. And my paper, “Debussy and Late-Romantic Performing Practices. An Investigation of the Piano Rolls of 1912” (2012), contains a cross-sectional analysis of the piano rolls showing his use of late-Romantic practices that are seldom used today. An interesting and potentially fruitful progression of this research would be to analyze his performing practices in relation to musical structure and meaning.

  • Vol. 2 nº 2, mai 2015

    Debus-si e(s)t Pierrot : rire pour ne pas pleurer, par Benjamin Lassauzet