• Vol. 4 nº 2, novembre 2017

    À partir de ce numéro, la Revue musicale OICRM hébergera dans ses « Notes de
    terrain » une série d’études en lien avec le projet de recherche « Histoire de l’esthétique
    musicale en France, 1900-1950 » (PHEM), dirigé par Michel Duchesneau et coordonné
    par Federico Lazzaro au sein de l’équipe « Musique en France aux XIXe et XXe siècles :
    discours et idéologies » (ÉMF). Dans le présent numéro, un article de Federico Lazzaro
    présente le cadre théorique et méthodologique du projet, suivi par deux cas d’étude :
    Michel Duchesneau analyse le discours esthétique du critique Raymond Bouyer ;
    Judy-Ann Desrosiers et Federico Lazzaro offrent un aperçu, sous la forme d’anthologie
    commentée, de l’utilisation des concepts d’internationalisme et de cosmopolitisme
    par les musicographes français de la première moitié du XXe siècle.

  • Vol. 4 nº 2, novembre 2017

    Cet article s’inscrit dans un projet de recherche sur la musique et le sport en France sous la Troisième République, un parcours d’histoire culturelle du musical et d’histoire musicale du culturel qui vise à étudier les façons dont la musique interagit avec les différentes valeurs associées au sport (préparation militaire, divertissement de masse, compétition internationale, exaltation de l’homme-machine et de la vitesse, etc.) à une époque où celui-ci prend une place de plus en plus importante dans la société.

  • Vol. 4 nº 2, novembre 2017

    En ouverture de la série « Anthologie du PHEM » (section « Mots clés »), nous publions trois textes qui abordent une des questions cruciales du débat musicographique parisien durant l’entre-deux-guerres, à savoir les rapports entre musique et internationalisme (ou cosmopolitisme). À une époque où l’utopie d’un monde pacifié et enrichi par la coopération internationale côtoie la montée des nationalismes les plus haineux, plusieurs interventions dans la presse musicale (des phrases isolées autant que des articles spécifiques) témoignent des positionnements des musicographes dans le continuum des idées sur les échanges musicaux entre les nations. Les trois articles sélectionnés expriment trois positions très différentes et articulées : l’universalisme francocentrique, la condamnation de l’internationalisme considéré comme illusoire et l’utopie cosmopolite.

  • Vol. 4 nº 2, novembre 2017

    Le projet d’une histoire de l’esthétique musicale en France entre 1900 et 1950 à travers la presse (PHEM) est né en 2012 dans le cadre des activités du Laboratoire Musique, histoire et société (LMHS) de l’Observatoire interdisciplinaire de création et de recherche en musique (OICRM). Il s’agit d’un projet de recherche qui ne peut se développer qu’à plusieurs mains, et ce, en raison de la nature plurielle de l’objet d’étude : le discours esthétique est conduit par une pluralité d’acteurs, dans une pluralité de lieux, sous une pluralité de formes. Éparpillé, ce n’est qu’une partie minime du discours esthétique qui se retrouve figée dans les livres. Ce sont les revues (musicales ou hébergeant une section consacrée à la musique) qui constituent les vraies protagonistes de la réflexion sur la musique et de sa catégorisation à l’époque des avant-gardes.

  • Vol. 2 nº 1, janvier 2014

    Debussy a été le premier à composer et à publier des mélodies puisant dans les Chansons de Bilitis de Pierre Louÿs, mais il ne fut pas le seul. Composer sur ces textes après Debussy dans la France de la première moitié du XXe siècle comportait évidemment une confrontation directe avec le recueil du maître, paru en 1899 : hommage, influence, prise de distance ? Nous chercherons à le comprendre au cours des pages suivantes, où des mélodies de Charles Koechlin et Georges Dandelot seront analysées par rapport à celles de Debussy, à travers une comparaison du choix des textes, de la dramaturgie musicale et des matériaux musicaux utilisés. Le choix de nous limiter ici à l’analyse des Bilitis de Koechlin et Dandelot – parmi les dizaines de mélodies sur les textes de Louÿs composées en France dans les mêmes années – est dicté par la particularité du cas de Koechlin (son hommage à la Bilitis debussyste se trouve dans un autre recueil que ses Chansons de Bilitis) ainsi qu’à l’ampleur du recueil de Dandelot (quinze chansons, tandis qu’en général les autres compositeurs se limitent à deux ou trois).

  • Vol. 3 nº 1, février 2016

    « Chansons madécasses, modernisme et érotisme. Pour une écoute de Ravel au-delà de l’exotisme », par Federico Lazzaro.