• Vol. 3 nº 2, mai 2016

    Les études qui composent le présent numéro explorent, sous des angles différents et complémentaires, les dimensions de résistance propre à la création artistique dans une situation extrême comme celle des camps de concentration. Les réflexions proposées ici s’articulent essentiellement autour d’un document musico-théâtral exceptionnel : Le Verfügbar aux Enfers, opérette-revue sans partition, rédigée avec l’aide de ses compagnes d’infortune par l’ethnologue française Germaine Tillion à l’automne 1944, alors qu’elle était détenue comme résistante au camp de concentration pour femmes de Ravensbrück.

  • Vol. 3 nº 2, mai 2016

    Le projet de recherche qui a donné lieu à ce dossier propose d’aborder les processus de remémoration musicale et de résistance par le chant et l’humour à travers un travail de création très particulier : Le Verfügbar aux Enfers, « opérette-revue » rédigée en 1944 dans le camp de Ravensbrück par un collectif de prisonnières réuni autour de l’ethnologue française Germaine Tillion. Cette « œuvre » encore peu étudiée du point de vue des sources est un collage multiforme qui combine dialogues parlés, passages déclamés et chansons « sur l’air de… » reprenant et détournant des mélodies et rengaines connues de l’époque, et représente ainsi la vie du camp sous l’angle de l’humour et de la dérision afin d’aider les déportées à résister et à survivre à l’horreur.